William Burroughs, The discipline of DE. Movie by Gus Van Sant, 1982.
(possibly) - S.A.F.E
Good Dog
- Who: sarafleury@gmail.com
- Where: Paris/ Montréal/ Arcadia
- When: Oi! Witching hour!
mercredi 7 janvier 2009
mardi 6 janvier 2009
À travers la fenêtre # 4
starring B. mooshi, morning cigarette after a sleepless night and tons of lightballs in our flat in Montreal.
mardi 30 décembre 2008
I want to do bad things with you
Allez-retour Montréal-Toronto pour Noël, jamais vu autant d'aires d'autoroutes scabreuses, de champs vides et pâles, de routes éventrées par les chasses-neige, à l'approche des villes; le 24 au soir, nous avons commandé de la nourriture chinoise avant d'assister à la messe d'une église protestante, écouté le sermon d'une femme pasteur qui martelait des trucs comme:"It is so beautiful, it has to be true", fumer des cigarettes sur le parking avec tous les mômes du quartier échappés de leurs maisons enguirlandées; Le lendemain - puisque nous étions au moins 120 à être le suivant de celui qui suivait- nous avons mis 5hoo à ouvrir tous nos cadeaux, l'un après l'autre, comme on épluche sèchement un oignon; À 16h, le sapin était défriché de ses paquets.
B. et sa mère ont cuit une dinde et préparé la confiture de canneberge, la purée de patate douce et la tarte à la citrouille, pendant que nous mettions des chapeaux en papier comme lors d'une kermesse et que nous faisions des photos où il apparaîtra plus tard que nous étions tels des pantins fatigués au teint crayeux; Puis nous avons bu beaucoup de bulles et fait des charades, ou bien autre choses je n'ai pas très bien suivi, je feuilletais le livre de Nan Goldin que je venais de recevoir, (ou bien était-ce le grand guide de survie en terre hostile et sauvage offert au père de B.?)
Après le sacro-saint-consummériste Boxing day (voir ici), nous avons passé quelques jours à Elora, petit village d'Ontario entouré de chutes d'eau à la Indiana Jones où nous avons participé à une réunion pour une fondation caritative puis nous avons repris la route pour Montréal où nous avons mangé des timbits et des sandwichs à la salade de poulet et vu plein de serveuses à la fois belles et tristes qui auraient pu être des héroïnes de films indés; Là, nous venons tout juste de passer la porte de notre appartement sous les miaulements émus de notre chat Mooshi et nous essayons de reprendre notre souffle, en vain
Sinon, à part la nourriture américaine et les églises américaines et les visages américains, voici une chouette variation du générique de la série True Blood, sur HBO, crée par Alan Ball, le papa de 6 feet under. (Il s'agit d'une histoire de vampires et d'humains qui évoluent dans le sud profond des États-Unis. Tout le charme de la série réside dans l'exposition de la culture cajun et l'accent traînant de la Louisiane. Le reste est, à mon avis, borderline guimauve et pauvre au niveau de l'esthétique de l'image. Mais la BO de la série, le générique, les seins de Sookie ainsi que les citations relevées: Nothing is true, Everything is permitted ou vampire IS sex font de cette première saison un mélange trash et huileux des plus surprenants. À voir en VO, donc).
dimanche 21 décembre 2008
ZINES
Depuis quelques jours, j'arpente le rayon presse de la librairie du coin. Je suis vraiment surprise par le nombre de publications littéraires québécoises. Parmi les différents magazines, j'ai repéré la revue Contre-Jour (le titre m'a tapé dans l'oeil mais rien à voir avec Thomas Pynchon, apparemment). Ce numéro a pour thématique le pet, avec dossier, recueil de textes et tout le tralala...
J'ai également pu me procurer la dernière parution de Le Gun, célèbre magazine anglais d'illustration narrative. Entre autres choses, les dessins et les graphismes me donnent quelques idées pour mon projet (très artisanal) de fresque murale. Je m'explique: j'habite un appartement avec un grand salon double (les joies de vivre à Montréal) dont une partie des murs étaient peints en vert bouteille lorsque nous avons emménagé. Après avoir tout recouvert de blanc, j'en ai conclu que cet espace désormais trop neutre mériterait bien quelques salissures et gribouillages de ma main (malhabile). Comme j'aime bien les collages, les dessins, les BDs, les photos, la peinture à l'eau, je suis en train de réfléchir à une histoire que je pourrais conter visuellement sur les murs de mon salon. Les dessins du Gun sont sans doute un peu trop trash et trop chargés pour aller avec la lampe ikéa du buffet mais qu'importe, le stimuli visuel est bien là. En plus de leur site, ils ont un blog.



samedi 20 décembre 2008
Long John
Quelques nouvelles, le tableau:
Montréal ressemble à un bateau pris dans la glace, avec à bord des marins qui commentent d'un ton résigné les variations climatiques. Aujourd'hui le vent casse un bon -20 degrés, hier soir la neige tombait horizontalement, demain les rues seront couvertes de slush, cette neige poisseuse et brune qui gonfle dès que les températures sont douces.
Côté scène:
Puisque Montréal et sa région sont considérées comme les terreaux fertiles de la musique indé actuelle, je traîne mon tympan dans les salles de concerts ou les bars aménagés. Dimanche dernier je suis allée écouter (+voir) Wax Mannequin, ce canadien qui chante des ballades acides avec une intensité à s'en faire péter les dents, et dont le regard, lorsqu'il se braque sur toi (par exemple), te plante des sabres de la rétine jusqu'à l'arrière de la tête.
Mais le mieux, c'est de découvrir que derrière ce visage au chant carnassier dépasse une petite brosse à dents verte de la poche arrière de son pantalon à pinces. Vous pouvez visionnez le clip de Message from the queen ici et voici un extrait vidéo de la chanson Running (sans la brosse à dents sur scène, cette fois, enfin... on suppute):
Après Wax Mannequin, il y avait Rae Spoon, que je n'avais jamais entendu auparavant. C'est un chanteur de country travesti qui s'est reconverti dans la folk expérimentale. Vous comprendrez mieux en allant voir son site et ses chansons (lien). J'aime bien sa photo-montage au zoo:
Juste avant le concert, je suis passée par un diner typique du mile end afin de m'adonner aux plaisirs du hot dog et de la lecture de poésie sur le sujet de la bestialité. Quelques amis ont participé à l'élaboration d'une revue artisanale et chouette intitulée hot dog, et lisaient leurs textes ce soir là.
The city's hard/The city's fair



Photos extraites de l'expo The transparent city (= Chicago) par Michael Wolf.
samedi 22 novembre 2008
Talking about radio #5
Dans ma vie palpitante de radiophile/screen-addict, il y a un site que je vénère au point de lui consacrer un post, que dis-je, un hotel bouddhiste sur pilotis: TRANSOM.
Bon, d'accord c'est en anglais et j'avoue rester quelques fois perplexe face à tel mode d'emploi des raccourcis clavier sur Pro Tools ou tel autre manuel technique écrit par un américain.
Cependant, si tu veux t'initier à la radio, alors ce site te bombardera de conseils aussi efficaces qu'un stage de 6 mois à France Inter (et encore). Il existe même une section sur le matos à acheter suivant son degré d'implication, et cela va du micro stéréo au logiciel de montage, en passant par les enregistreurs numériques ou analogiques. Le site met en ligne certains "manifestes" des Dieux (si, si) de la Radio tel que Ira Glass ou Jay Allison. Il existe aussi des liens vers des podcasts très chouettes, et une sorte de forum/fil de discussions entre producteurs et internautes.
Bref, voici donc ce qu'on trouve de mieux en matière de source radiophonique sur internet:
lien vers transom.org
J'aurais aimé trouver l'équivalent en français, mais malheureusement je ne peux imaginer une seule seconde les producteurs de Radio France créer un site destiné aux apprentis journalistes, documentaristes, réalisateurs sonores etc, dans le seul but de leurs donner des avis pertinents et des conseils pour "y arriver". Amèrement, il s'agit bien d'une hypothèse surréaliste.
Une autre émission/site web qui alimente mes lectures en matière de production radiophonique est la fameuse "Hearing Voices" sur NPR, et particulièrement ses "radio-diaries". Ici le lien vers son site, et plus spécifiquement vers la page destinée au matériel virtuel et donc accessible à tous ceux qui souhaitent entreprendre une expérience radiophonique. Et en prime, un lien du même site rassemblant l'intégralité d'une interview d'Ira Glass sur l'art de raconter une histoire: ici.
white gold

Ceux qui me connaissent dans la vraie vie savent que j'ai une légère obsession concernant les listes. En voici une marrante: stuff white people like.
Malheureusement, et même si la légende familiale veut que ma mère ne soit point la fille de normands blonds, mais bel et bien l'héritière cachée d'une famille de romanichels qui l'auraient paumé à la plage un jour d'été 1951*, même si j'ai toute une flopée de seconds prénoms exotiques, même si un jour (en mars 1999) un vigile m'a pris pour la traductrice hindoue d'un festival, par mesure d' honnêteté je me dois d'adhérer à cette liste qui regroupe tous les trucs préférés des blancs. Comme par exemple:
#9 Making you feel bad about not going outside
#10 Wes Anderson Movies
#17 Hating their Parents
#22 Having Two Last Names
#28 Not having a TV
#36 Breakfast Places
#44 Public Radio
#63 Expensive Sandwiches
#67 Standing Still at Concerts
#75 Threatening to Move to Canada
#83 Bad Memories of High School
#85 The Wire
#104 Girls with Bangs
#105 Unpaid Internships
#109 The Onion
#115 Promising to Learn a New Language
* Vous voyez le dernier film de Clint Eastwood avec Angelina Jolie? Ben, c'est pareil que l'histoire de ma grand-mère avec ma mère, sauf que dans notre famille, on est beaucoup plus glamour... et qu' on raconte avec emphase des trucs pas possibles pour palier à sa déception d'être aussi blanc que ses parents.
jeudi 20 novembre 2008
CACTUS D'HIVER (Tu causes, tu causes, c'est tout ce que tu sais faire!)
Montréal est une île pleine de koalas triquards en moon boots. Tandis que moi, plantée sur un cactus d'hiver, je croque dans une mangue bi-colore:
- Mange pas la peau didonc, elle est amère!
Tiens, une voix.
- Certes, mais la mienne zossi, que je répondis.
- La rosse!
D'un pas de cheval, je suis repartie vers la seule rue de Montréal qui fait moins de 3 kilomètres.
Cette ruelle est chauve, elle rouille, elle fissure-vigne vierge et escalade les murs, alors je mâche, crâche, lâche; Ris, maudis, suis celui qui. J'aligne bille après bille, après bille. J'aligne et tire, deux fois. Une fois dans l'air - qui est blanc et cru comme un oeuf - l'autre, la dernière, je l'arqueboute et l'achalande de pépites rouges, pulsatives, ioniques; Lui claque la route du bout des dents et lui arrache mentalement l'image d'un héron unijambiste et bleu qui serait en fait un gratte-ciel à l'envers si seulement, ah si seulement j'étais myope et rombière... Montréal est une île empaillée, et j'ai paumé ma pagaie.
Ce soir le singe est saoul.
À part l'écriture automatique et fortuite, quoi de neuf champion?
(FAUT BIEN SE MOTIVER, DIS)
Je pense peut être arrêter ce blog, qui se trouve bien en piteux état, c'est à dire ni vivant ni mort, pas tout à fait sain, et suprêm'ent inutile. Et là je parle pour moi, j'insinue: inutile pour moi. Je préférais le temps de jadis quand j'écrivais en toute inconscience, sans personne pour venir lire et juger mes conneries. Aujourd'hui mon p'tit, c'est plus pareil.
Je dis ça, et en même temps, je fais tout le contraire: je fous essprès le bordel. Je balance à tire l'argot des trucs que moi seule peut décoder, pis c'est très bien comme ça. Ces derniers temps, j'ai vraiment eu l'impression de passer mon écriture à travers un entonnoir: je fais du jus.
Pour changer, je ne vais servir que les morceaux mal moulinés, et donner le liant à boire à des espèces menacées.
À la gare! Au bout du quai les ballots!
(Mon papé m'a enseigné l'argot du parigot quand j'étais moufflette)
Donc, les nouvelles...
Je suis en plein projet, c'est à dire que je passe les 2 tiers de mon temps à fixer un pan de mur, à la recherche de l'idée du siècle qui doit sûrement s'y cacher. Le reste de mes semaines, je colle des bouts de ficelles de cheval et je soupire.
De manière plus précise, je travaille sur une série de créations sonores pour Radio Canada. Pour le moment, il s'agit d'un projet à l'état embryonnaire, avec de grandes chances de fausse-couche.
Cependant, si ça devait se concrétiser, je mettrai les pastilles sonores en lien sur mon audio-blog (lui aussi en pleine période de récession) avant leurs diffusions et vous pourrez ainsi commenter, argumenter, critiquer...
Afin de rendre un synopsis le plus détaillé possible, je fais un peu de recherche sur des thèmes choisis; À savoir, les mythes grecs et les contes pour enfants (les plus sombres). Je cherche donc du matériel "revisitant" ces histoires de manière originale. Tout y passe: livres, BD (beaucoup), musiques, téléfilms et films, etc...
Vos conseils sont les bienvenus (toujours à : sarafleury@gmail.com).
Autre nouvelle: pour me consoler des températures négatives (- 10 cette nuit), je me suis achetée un nouvel enregistreur audio, apparemment compatible avec mon ancien MD. Je pourrai donc - dès que j'aurai dé-scotché de mon pan de mur - mettre en ligne des bruits de mon Halloween à New York, sans oublier quelques feuilles de route.
Découvrez Arlo Guthrie!
mercredi 5 novembre 2008
New York City #1

Je reviens d'un voyage à New York, j'aurai donc quelques histoires poilantes, des pépites sonores du jour des morts (Halloween pour les intimes), et autres croustilles poétiques à mettre sur ce blog un peu délaissé depuis mon retour au Canada.
Avant tout ça, je voulais parler de mon amie photographe Meg Escudé, qui exposait justement à NYC son travail sur le cirque et l'itinerrance. Vous pouvez découvrir son site et son porte-folio ICI.
Il y a 4 ans j'ai rencontré Meg, une native d'Oakland en Californie, dans un ascenseur de la ville de Cordoba en Argentine. Nous prenions l'ascenseur pour monter au 3ème étage d'un immeuble délabré. Il faut d'abord comprendre que monter dans un de ces engins n'est pas sans risques: il n'y a pas de lumières, pas de fenêtres, juste une grille poisseuse et une odeur de viande asticotée. Le pire c'est quand, au milieu du tumulte fatigué des roulis mécaniques, un bruit d'ongle sur un tableau noir vient gratter le fond de l'oreille. Le son se promène, devient stéréophonique, fait perler des gouttes de sueur le long du crâne et parfois (surtout lorsque l'ascenseur est bloqué), il se transforme en vision réelle d'un cafard aussi gros que le poing. Mon immeuble délabré en était si infesté que la légende veut qu'il ne tienne debout que grâce aux nids de ces vermines. Tout ça pour dire que j'ai rencontré Meg un jour dans un ascenseur en compagnie d'un cafard qui courait le long des parois. Évidemment, cela a rapproché nos âmes tourmentées.
Bien des années plus tard, de retour en France, j'ai fait publier une série de photos sur le travail de Meg et du collectif Grupo Mirada Photo avec des femmes dans une prison de Cordoba. Vous pouvez consulter l'article et les photos dans ce numéro de Vice Magazine. Ce reportage a été édité dans 15 pays, soit 12 langues... choisissez:
En VO
En français
Au mois d'octobre, une galerie d'art - presque aussi vétuste que l'immeuble aux cafards - a monté une exposition de plusieurs photographes intitulée Homecoming (retour au pays). Victoria Law, une femme toute petite mais dont la chevelure descend jusqu'aux genoux et ressemble à du vynil, a demandé à 7 artistes, dont Meg Escudé, de présenter leurs travaux autour de l'exil, de l'arrachement à la terre et du retour au pays natal. La galerie, ABC No Rio, est un endroit incroyable et mythique dans le quartier du lower east side, fameux pour sa scène punk dans les années 80. ICI le site de la galerie et du collectif. LÀ, son wikipedia!
Vous pouvez aussi visionner une vidéo de la galerie (expo en 2007): ici.
Cet endroit possède aussi une chambre noire (j'y ai passé une soirée à regarder les photographes développer leurs tirages - dont une photo de Johnny Ramone datant de 76), une librairie de fanzines, un local à répét' pour groupes punk etc... Le tout étant coordonné par des volontaires et des activistes, dont la plupart se sont battus en justice pendant des décennies afin faire valoir leurs droits sur cet immeuble. Il a très longtemps été une sorte de squatt (il abritait notamment une famille et d'autres squatteurs pendant des années, au 3ème étage) et de lieu culturel et artistique, avant d'être officiellement vendu au collectif pour 1$ symbolique. Cet été, l'immeuble sera détruit pour en construire un neuf et conforme (rénovation imposée par l'état de NY).
Crédits photo:
#1 - Meg Escude
#2 - Meg Escude
#3 - Violetta, grupo Mirada Photo
#4 - Entrée de la galerie ABC No Rio
mercredi 22 octobre 2008
mercredi 15 octobre 2008
REPEAT AFTER ME:
1.
Les élections à la mord-moi-le-noeud:
Stephen Harper est le premier ministre d'une monarchie constitutionnelle, puisque la Reine d'Angleterre a encore sa face imprimée sur les billets de 20$ CAN. Le Canada étant le deuxième plus grand pays au monde après la Russie, il est naturellement divisé en tranches verticales appelées provinces, et en bandes horizontales nommées territoires; Le tout étant régi par un gouvernement fédéral, aujourd'hui conservateur.
Les canadiens ont été appelé à voter, à la "demande" de leur premier ministre qui souhaitait une majorité de sièges à l'assemblée. Le parti libéral, principal opposant, en a profité pour faire campagne... Si bien que les jardins des citoyens canadiens se sont vus piqués de grands panneaux bleus (pour conservateurs) ou rouges (pour libéraux), affichant ainsi leurs obédiences politiques à la vue de tout le voisinage. Heureusement à Montréal, les jardins ne sont pas que bi-colores: nous avons aussi droit aux affiches blanches du Bloc Québécois (soulagement).
Bref, pour résumer - et surtout parcequ'il est cruellement évident que je ne suis pas journaliste politique - Les canadiens sont allés voter hier (un mardi, pfff), et les résultats définitifs sont tombés ce matin: le parti conservateur a maintenant 145 sièges au lieu de 122, les libéraux perdent environ 20 sièges, Stephen Harper est content mais pas extatique, le parti libéral fait la gueule mais a sauvé les meubles.
Rien a changé puisque le parti conservateur n'a pas obtenu la majorité convoitée pour pouvoir régner en paix, ce qui revient à dire que toute cette élection fût, au mieux, un concours pour savoir qui, du libéral ou du conservateur, pisse le plus loin.
2.
Madonna demande le divorce.
3.
Pour ne pas tenter les jeunes d'acheter des cigarettes, les marchands de tabac sont obligés de cacher leurs étales par des petits rideaux moches ou des stores en plastique...
4.
Je me suis offert pour 30 euros un beau vélo bleu des années 80 qui freine avec les pédales et qui aurait été très bien dans un film comme 'Do the Right Thing' ou bien dans n'importe quel clip de break dance tourné dans le Bronx. Ou sinon dans une pub pour le kinder surprise.
samedi 11 octobre 2008
HUBLOT BIG BANG

Il y a deux cures pour lutter contre le décalage horaire: prendre du soleil plein la gueule les jours suivants son arrivée ou bien se laisser mourir de faim la vieille de son voyage en avion (ou les deux).
(là c est moi dans l'avion)
Résumons:
Dès mon arrivée, je suis partie en Ontario, au bord d'un lac avec des cabanes et des trucs pour grimper dans les érables. J'ai ramassé des feuilles rouges sang et j'ai vu un ours brun faire les poubelles d'une maison dans un village. J'ai assisté - impuissante - à l'explosion d'une version Ô Canada d'Hiroshima, c'est à dire une bombe fabriquée à base de couenne de bacon fondue. Je suis montée pour la première fois de ma vie dans une limousine et j'ai vu le fameux sosie de Docteur Phil servir une guiness à un coréen dans le train de 6h pour Montréal (celui qui s'arrête à Kingston, la ville aux 9 pénitenciers). J'ai mangé les meilleurs burgers d'Amérique du Nord dans un restaurant français et je me suis endormie en haut d'un lit superposé tandis que Michael me lisait une nouvelle tirée de "Stories from the Vinyl Café".
Je n'ai pas téléphoné, ni écrit d'email pendant 10 jours.
Je suis rentrée maintenant, même si je me sens encore bancale, voire totalement upside down.
(là ce n'est pas moi après l'avion...)
mercredi 24 septembre 2008
lettres de recommandation
mercredi 17 septembre 2008
PATAPHYSIQUE
Intervals, 1969.
Peter Greenaway hurle souvent: Le cinéma est mort, longue vie au Cinéma.
Son dernier film, Nightwatching, est sorti en France cette année sous le titre Ronde de nuit.
Quant à moi je préfère son énigmatique projet The Tulse Luper Suitcases, ici en version web.
dimanche 7 septembre 2008
Back in France: Ah-ah !
De retour en France, on m'apprend (par tous les moyens possibles) que les "français n'ont pas le moral". Et pas de fric. Et vraiment, mais alors, vraiment pas le moral.
Cette litanie assourdissante est déclinée à toutes les sauces: les Sarthois sont-ils déprimés? (Dans le Maine Libre, svp) Enquête sur le moral suite au dépenses liées à la rentrée, Zone-Interdite-Spécial-Précaires...
De 1, je trouve ça plombant à mort, limite contagieux; Et de 2, ce n'est pas en mâchant cette purée noire que l'on se débarrassera du Caliméro qui s'agite en nous en période "de crise".
Loin de moi l'idée de minoriser la misère du citoyen français mais cette récupération à outrance me fout la gerbe.
J'arrive à Paris en même temps que le nouveau Pape, et le soir vers 20h17 sur TF1, Germaine hurle au micro "pour Jean-Paul 2 c'était quand même vachement mieux organisé!! " Mouais...
(Pour se revigorer l'âme Russe, la photo est évidemment de Ryan McGinley et la musique de The Dutchess and the Duck)
dimanche 24 août 2008
Leading the wolf (the bird, the cat and the duck)

Dimanche:
Je déchiquette des morceaux de beef Jerky séchés. Je fais une lessive de rouge et d'orange. Je branche mon micro sur mon MD. Je chante Toxic version Bob Dylan. Je dors, je fume, je suis bien contente que le ciel soit gris. Et surtout, je retombe doucement dans le bois brut de mon enfance en écoutant ÇA:
Quand j'étais petite, je passais mes journées un casque Fisher Price turquoise vissé sur les oreilles à écouter des contes comme Piccolo et Saxo ou Pierre et le loup.
Je me demande si mon envie de créer des "abolis bibelots d'inanité sonores" radiophoniques ne vient pas de "là". Là, étant une sorte de lieu à la fois mouvant et précis. Un tableau impressionniste dont chaque "point", chaque touche de chaque motif est un marqueur sensoriel; Le tout formant un paysage imaginaire coloré d'impressions fugitives et pourtant indélébiles. Encore une fois, je m'aperçois que cette idée de Yonder - un mot intraduisible en français - m'interroge de manière récurrente...
L' écrivain Siri Husvedt s'est servie du Yonder pour parler de son héritage norvégien:
" Un jour mon père m’a demandé si je savais ce que signifie yonder. J’ai répondu qu’à mon idée yonder était synonyme de there, là. Il a souri et m’a dit : "Non, yonder, c’est entre ici et là." Cette petite histoire me reste présente, depuis des années, comme un exemple de magie linguistique : elle identifie un nouvel espace — une région médiane qui n’est ni ici ni là —, un lieu qui tout simplement n’existait pas pour moi avant d’être nommé (...) En termes de linguistique, cela signifie qu’on ne peut jamais vraiment se trouver yonder. Dès qu’on arrive à yonder tree, cet arbre qui est là-bas, il devient l’arbre qui est ici et disparaît à jamais de cet horizon imaginaire. Les mots qui oscillent m’attirent. Le fait qu’ici et là glissent et s’inversent en fonction de l’endroit où je me trouve a pour moi quelque chose d’émouvant, la double révélation des relations ténues entre les mots et les choses, et de la miraculeuse flexibilité du langage.
En vérité, ce qui me fascine, c’est moins le fait de se trouver en un lieu que le fait de ne pas s’y trouver : la façon dont les lieux vivent dans l’esprit après qu’on les a quittés, dont on les imagine avant d’y arriver, dont ils semblent surgir de rien pour illustrer une pensée ou une histoire comme celle de mon arbre, là-bas, yonder. Ces espaces mentaux composent de nos vies intérieures une carte plus complète que n’importe quelle "vraie" carte, en traçant d’ici et de là les limites qui façonnent aussi ce que nous voyons au présent."
Vous pouvez lire cette nouvelle dans son intégralité ici
///////
Dimanche. Je dors, je fume j'écoute Pierre et le loup et je collectionne des images de jouets des années 80. Presque - mais pas tout à fait - aussi grotesque que ces trentenaires qui organisant des soirées revival en hurlant le générique de Capitaine Flamme avec au moins autant d'ardeur que des bolchéviks en 1917.
Lord, et dire que ma madeleine de Proust se trouve être ce bidule en plastique bicolore (un indescriptible jaune sale et un marron-rouge de sang séché), désormais résolument obsolète.
jeudi 21 août 2008
Arte radio - Audioblog - (Talking about radio #5)

Le précédent post ne fonctionnant qu'une fois sur deux (c'est un lecteur exportable d'une création sonore intitulée "la voyante"), je me décide à créer moi même un audio-blog afin d'y poster une sorte de blog sonore...
Pour le moment, je manque de temps donc je teste un peu la machine en proposant une vieille (mais chouette!) interview réalisée dans le cadre de mon émission de radio sur RCR.
Voici le lien de mon audio-blog.
Il s'appelle Dry Noise, et on peut même s'abonner au podcast. God Bless Arte Radio.
RADIO # 4 (incompatible avec certains browser)
Reportage sur le site d'Arte Radio... le site aux 1118 sons se trouve par ici
mercredi 20 août 2008
Doukipudonktan!

J'ai mis mon blog en jachère oyé oyé O.
C'est le refrain d'une chanson que je viens de composer.
Au lieu de finir le montage de mon court-métrage.
Je n'ai rien à dire, ces temps derniers. RAS. Des trucs à la con occupent pleinement mes journées: recherche d'appartement à Montréal, lecture de Thomas Pynchon, mixage sur banc de montage, conversations surréalistes avec Antoinette-conseillère-au-Crédit-Lyonnais-Bonjour!, recherche de stages ect...
Bref, je préfère me taire plutôt que de vous chanter des sornettes (voire post ci-dessous, berk...).
À bientôt, donc...
nb: J'ai piqué la pancarte sur le site de Claro.
dimanche 10 août 2008
THE PEOPLE YOU VE BEEN BEFORE / / / /

Cette nuit, je décide de laisser voir venir, juste pour l'occasion. Je fais résonner le tourne-disque et j'aiguille les musiques vers des ciels moins tristes. Je reste toute la nuit dans le ventre bleu des monstres, au contact doux de leurs peaux intérieures.
(AND I'LL KEEP THEM STILL)
mercredi 30 juillet 2008
À travers la fenêtre #3 (Valparaiso / Cordoba / Patagonia)


Plantés de bâton en plein ciel argentin. Je me souviens des chiens errants et des chats morts sur le trottoir de Valparaiso. Du Fernet à s'en faire vomir et de ta chaussette grise dépassant du fauteuil de l'avenue Olmos; De la fenêtre ouverte sur l'orage, de sa pluie chaude sur les draps, de tout ce ciel inversé - et de la chambre en forme de pelle à tarte et des chevaux battus par les enfants des rues et du secret dévoilé à propos de l'envers à l'endroit - de tout cela, et plus encore (de la solitude des rois), je peux me rappeler.
Pourtant je ne pense pas très souvent à tous ces kilomètres de graviers fumants et trop vite avalés. Je n'y pense pas, simplement.
À travers la fenêtre #2

J'ai commencé à photographier les vues à travers les fenêtres dans les endroits où je dormais. J'avais juste envie de faire quelque chose de tout ce sommeil égaré, quelque chose de pro-actif bien que fatalement inutile.
wake up!

I know you are here
And you obviously
know what I'm
talking about.
xoxo, Pirate006
This is a mess
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